
Le Burkina Faso franchit une étape décisive dans la lutte contre la pollution plastique. À travers un communiqué( 20 février 2026) officiel signé par le Ministre d’État en charge de l’Agriculture, les autorités rappellent avec fermeté que la réglementation sur les emballages et sachets plastiques est désormais pleinement applicable et que les manquements seront sanctionnés.
Malgré l’entrée en vigueur de la loi n°045-2024/ALT du 30 décembre 2024, certaines entreprises continuent de produire, distribuer et utiliser des emballages plastiques en violation des dispositions légales. Cette situation a conduit les autorités à réaffirmer publiquement l’obligation de conformité de l’ensemble des acteurs économiques.
Une interdiction claire et sans ambiguïté
La loi encadre strictement le cycle de vie des sachets et emballages plastiques. Elle interdit notamment la production, l’importation, la commercialisation, la distribution, la détention, le stockage et l’utilisation des plastiques à usage unique ou jetables. Sont également visés les emballages plastiques d’une épaisseur inférieure à soixante-dix microns, ainsi que les pratiques d’abandon, de dépôt, de déversement ou de brûlage des déchets plastiques.
À travers ces mesures, l’objectif est double : réduire la pollution visible qui affecte les villes et les campagnes, mais aussi limiter les impacts sanitaires et environnementaux liés à l’utilisation massive du plastique.

Des contrôles annoncés sur toute l’étendue du territoire
Le communiqué annonce une intensification des opérations de contrôle. La Police de l’environnement mènera des actions sur l’ensemble du territoire national afin de vérifier le respect des dispositions légales par les producteurs, importateurs, distributeurs et utilisateurs.
Le message est clair : la phase de sensibilisation laisse progressivement place à la phase d’application. Toute infraction expose désormais les contrevenants aux sanctions prévues par la loi.
Un tournant pour l’écosystème de l’emballage
Au-delà de la contrainte réglementaire, cette décision marque un tournant pour le secteur de l’emballage au Burkina Faso. Elle accélère la transition vers des solutions alternatives, encourage l’innovation locale et ouvre des opportunités pour les acteurs engagés dans les matériaux durables, recyclables ou biodégradables.
Pour les entreprises, il ne s’agit plus seulement d’anticiper, mais d’adapter concrètement leurs pratiques. Pour les consommateurs, c’est une invitation à adopter de nouveaux réflexes. Et pour l’écosystème agroalimentaire, c’est le signal d’une transformation structurelle vers des modèles plus responsables.
La lutte contre la pollution plastique entre ainsi dans une nouvelle phase : celle de la responsabilité partagée et de l’action.